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L’eau potable , un luxe pour la population guinéenne.

La Guinée est un pays d’Afrique de l’Ouest, ouverte sur l’Océan Atlantique et sa capitale est Conakry. Elle est entourée de la Côte-D’ivoire, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de l’Océan Atlantique, du Sénégal et de la Sierra Leone.

Autrefois appelée « Rivières du Sud » et aujourd'hui considérée comme le « Château d’eau d’Afrique de l’Ouest », la Guinée se trouve dans une situation de pénurie en eau potable. Et pourtant, des nombreux fleuves prennent leur source en Guinée comme le fleuve Sénégal, le fleuve Gambie, le fleuve Niger.

Malgré, l’existence de ces nombreux cours d’eau dans le pays, l’eau salubre reste toujours un luxe pour la majorité de la population. Si l’eau arrive chez certain tout simplement en ouvrant un robinet. Par contre, le citoyen guinéen parcourt plusieurs heures par jour pour aller chercher de l’eau à partir d’une source ou d’un point d’eau qui n’est pas toujours à proximité de leur lieu de vie. Pourtant, l’accès à l’eau, et à une eau saine, est un droit pour tous. Sans eau, aucune vie n’est possible sur Terre. Des hommes meurent chaque jour dans le monde de maladies liées à la consommation d’eau insalubre et de mauvaises conditions d’hygiène. Et malheureusement, la Guinée fait partie des pays qui doivent améliorer l’accès de la population à l’eau potable.

Pendant, la saison sèche, l’eau devient de plus en plus rare dans les foyers car les gens ont besoin d’eau pour boire, cuisiner, se laver et laver leurs vêtements. Alors, quelle sorte d’eau faudra-t-il utiliser ? Une eau potable que l’on peut consommer sans risque pour la santé, dit-on le plus souvent. En cette saison sèche, les rares puits qui arrivent à contenir un peu d’eau, l’on ne manquera pas autour d’eux un filtre artisanal fait à base du chiffon, du sable et de cailloux, tous réunis dans un bidon à plusieurs trous qui vont bloquer la boue et empêcher certaines saletés d’y passer. Après la filtration, on obtient une eau presque claire à l’œil nu mais qui reste déconseillée à la consommation pour des raisons de santé. Minimisant complètement les dangers et restant sourds aux différentes campagnes de sensibilisation contre les maladies, beaucoup des gens utilisent cette eau insalubre pour leurs besoins, malgré eux.

Profitant de cette pénurie d’eau, la population guinéenne descende, le plus souvent, dans les rues de Conakry, pancartes et bidons vides en mains, pour faire passer un message fort au gouvernement, face au manque criard d’eau auquel elle est confrontée à longueur de la journée. Dire que la Guinée est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, c’est très difficile à croire compte tenu des multiples manifestations liées à l’eau car un endroit sans eau est un désert. Ces différentes manifestations doivent interpeler les dirigeants actuels de ce pays pour satisfaire, au moins, les besoins primaires de cette population guinéenne qui souffre.

Après cinquante six (56) ans du départ du colon Français, la Guinée marche toujours aux pas de caméléon presque dans tous les domaines : éducation, énergie, agriculture, élevage, pêche, emploi, santé, environnement. C’est honteux pour la Guinée qui n’arrive pas à garantir à sa population le droit à l’eau tandis que chez les autres, il y a un pacte garantissant à tous les hommes le droit à l’eau : « le droit à l’eau garantit à chaque être humain de disposer pour son usage personnel et domestique d’une eau abordable, en quantité suffisante, de qualité acceptable et à laquelle il peut facilement accéder. » Des hommes politiques se sont succédé à la tête de ce pays et chacun d’eux avait fait des promesses pour l’amélioration des conditions de vie du peuple guinéen. Malheureusement, une fois au pouvoir, ils oublient les promesses et ils se montrent incapables de trouver les solutions adéquates aux problèmes que rencontrent les populations guinéennes depuis plusieurs années. Le gouvernement actuel doit être capable de relever ce défi. Si chaque dirigeant se demandait au fond de son cœur : qu’est-ce qu’il peut ou pourra faire, quelque chose de bien, pour son peuple ? C’était mieux, mais plutôt, il se pose la question suivante : comment pourrai-je me maintenir au pouvoir, m’enrichir en volant des fonds destinés à la réalisation des projets communautaires et laissant le peuple dans la misère ?

Espérons qu’un jour, les guinéens auront un gouvernement qui s’occupera de l’amélioration des conditions de vie de sa population.

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